lundi 25 septembre 2017

Teen Wolf (1985)


Pour tout le monde (ou presque), Michael J. Fox, c'est l'acteur principal de "Retour vers le futur" et la majorité du public la découvert avec le premier film de cette trilogie. Ils sont plus rares, ceux qui savent que, peu avant sa première aventure aux côtés du Dr Brown, l'interprète de Marty Mc Fly joua les loups-garous, dans "Teen Wolf". Ce film connut, c'est vrai, un échec cuisant lors de sa sortie en France et son titre évoque plus la série télévisée du même nom que ce long métrage sorti en 1985.

Scott est un adolescent comme beaucoup d'autres et passe inaperçu dans son lycée, où il ne brille guère, que ce soit dans les études ou dans son équipe de basket-ball. Quand il découvre qu'il est en vérité un loup-garou, sa vie est bouleversée : il devient le garçon en vue du lycée....et récolte des ennuis qu'il n'aurait pas soupçonné. Cette malédiction qui pèse sur sa famille ne serait-elle pas une chance ? 

Tourné en même temps que le film de Robert Zemeckis, et sorti à la hâte avant que les aventures de Marty McFly n'envahissent les écrans (et le coeur des spectateurs), "Teen Wolf" a beaucoup moins bien vieilli, c'est un fait qui saute au yeux dès les premières séquences. La réalisation sans envergure de Rod Daniel, dont c'était le premier film et qui réalisa essentiellement des comédies familiales oubliables, est pour beaucoup dans cette impression. Sans dynamisme, ni vrai sens du rythme, le réalisateur aligne les scènes sans se soucier de donner de la cohérence et de l'épaisseur à son histoire et à ses personnages.

C'est d'autant plus dommage que le thème de "Teen Wolf" était un riche terreau et qu'il nourrit d'autant plus de regret que son potentiel était intéressant. En creusant plus ses personnages et leurs tourments, "Teen Wolf" aurait pu traiter de l'adolescence et de ses maux, par exemple. Hélas, chaque fois qu'on pouvait espérer voir un thème intéressant exploité, le script prend la fuite et se réfugie dans le teen-movie sans épaisseur et sans grand intérêt.

Il est cependant un motif de réjouissance au visionnage de "Teen Wolf" : Michael J. Fox, à l'aube de sa carrière et avant le triomphe de "Retour vers le futur", déborde d'énergie et d'enthousiasme (bien qu'il ait du assumer les deux tournages simultanément). C'est un vrai plaisir de revoir cet acteur dans ses premiers pas au cinéma. 

On pourrait s'étonner du fait que "Teen Wolf" ait, dans dans sa descendance, une suite (avec Jason Bateman), une série animée et une série télévisée "live", ayant rencontré le succès : c'est au contraire la preuve du potentiel de son postulat de base, potentiel bien mal exploité par le film. Hélas, Rod Daniel, en choisissant un traitement sans ambition, fait de son sujet un banal teen-movie, sans aucune dimension ni rien qui fasse de son film quelque chose dont on se souvienne.


3 commentaires:

  1. Nom de Zeus ! Je n'avais jamais entendu parler de ce film. Il semble que je n'ai pas raté grand chose...

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    1. Tu n'es pas le seul à ignorer son existence, Marty...euh, Martin ;-)
      N'eût été la sympathie que m'inspire Michael J. Fox, je l'aurais laissé là où il était : au fond du tiroir de l'oubli...

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  2. Pas vu mais je n'en ai pas entendu du bien donc je pense que je ne rate rien.

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