jeudi 25 juillet 2019

A l'heure des souvenirs (2017)


Quand on explore son passé, en regardant dans le rétroviseur, il est bien des choses qu'on ferait autrement. Nombre de films se sont essayé à l'exercice qui consiste à renvoyer un personnage à ce qu'il était. Le très britannique "A l'heure des souvenirs", avec dans le premier rôle Jim Broadbent, fut l'occasion, il y a peu de temps, d'avoir une nouvelle version de ce jeu de miroir. Quand la vieillesse arrive, comment regarde-t-on sa jeunesse ? A-t-on des regrets, des remords, des fiertés ? Ce film ayant eu peu de succès à sa sortie, voici l'occasion de se pencher sur son sort.


Tony Webster, vieil homme tranquille et futur grand-père, voit sa routine bousculée le jour où , dans son testament, la mère de Veronica Ford, son premier amour, lui lègue un journal intime. Plus étonnant encore : il s'agit de celui d'Adrian, qui fut autrefois le meilleur ami de Tony. Alors ce dernier veut comprendre le pourquoi de cet héritage. En cherchant les raisons de ce geste, il va explorer ses souvenirs, ses secrets, ses fantômes...

Ritesh Batra, déjà aux commandes du très chouette "The lunchbox", adapte ici un roman, "Une fille qui danse", de Julian Barnes, qui cherchait, dans son livre, à explorer les petits arrangements que l'on fait avec son passé. Le résultat est un film plutôt réussi, parfois troublant, souvent émouvant et profondément humain. Doté, en plus d'un ton so british qui est pour beaucoup dans le charme qui se dégage de cette histoire, toute en mélancolie. 


Certes, quelques longueurs sont à déplorer et on pourra pointer du doigt quelques facilités, mais l'ensemble du long métrage est de bonne facture et permet de passer un moment agréable, parfois doux-amer, mais "A l'heure des souvenirs" ("The sense of an ending", dans sa version originale), sans être inoubliable, est un joli petit film. 

Et puis, il y a Jim Broadbent, second rôle souvent remarqué (tout le monde se souvient du père de Bridget Jones ou des ses passages dans la saga Harry Potter), qui trouve ici un rôle lui allant comme un gant. A lui seul, incarnant un homme sur le seuil de la vieillesse, il justifie le visionnage de "A l'heure des souvenirs".

Certes, ce film ne marquera pas le septième art et risque fort de ne pas impacter la mémoire de ceux qui l'auront vu, mais il a un charme fou et une grande humanité. Beaucoup ne peuvent en dire autant.


2 commentaires:

  1. Salut Laurent. Tu es rentré ?

    Bien d'accord avec toi sur les qualités de ce petit film. Je ne vois rien à ajouter à ta chronique. Si ! Je confonds toujours Jim Broadbent (très bien aussi dans "Another year") avec Richard Jenkins...

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    1. Hello Martin ! Eh oui, me revoilà. Je vais reprendre les billets, au rythme habituel, si possible. Quant à la confusion entre Jim Broadbent et Richard Jenkins, je crois qu'il m'est arrivé de la faire aussi : c'est grave, tu crois ?

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