Etant particulièrement intéressé par la préhistoire, je ne rate jamais une occasion de visionner un film traitant du sujet. Cette catégorie, souvent fantasmée, est loin d'être la plus fournie, en matière de cinéma, surtout si l'on cherche un tant soit peu de sérieux. L'adaptation d'un des romans de Jean Auel, dans le sillage de celle de "La guerre du feu", n'avait pas déchaîné d'enthousiasme, au point que les suites prévues ne virent pas le jour. Pourtant "Le clan de la caverne des ours" méritait-il plus d'audience ? Gagne-t-il à être (re)vu trente ans après sa sortie ? Examinons son cas, si vous le voulez bien...
Avec son titre mal traduit (puisqu'il aurait du s'appeler "Le clan de l'ours des cavernes", comme l'auront remarqué ceux qui maîtrisent un tout petit peu la langue de Shakespeare), "Le clan de la caverne de l'ours" fait partie de ces tentatives d'explorer la préhistoire au cinéma d'un point de vue réaliste. Evidemment, se lancer dans pareille entreprise, c'est prendre le risque de se voir contredire par les avancées de la science. Il y a encore peu, la cohabitation, voire le métissage, entre homo sapiens et le mal-aimé homme de Neandertal relevait de l'hérésie. Nous savons désormais que ces rencontres eurent lieu et que nous portons un peu du patrimoine génétique de Neandertal.
Tiré du roman "Le clan de l'ours des cavernes" de Jean Auel, ce film devait être le premier d'une série de plusieurs. Son échec cuisant au box-office en décida autrement. Ce n'est peut-être pas plus mal. Manquant de conviction et de moyens, cette tentative pas très réussi de s'aventurer dans les âges farouches a tout de la série B. Vu sous cet angle, "Le clan de la caverne des ours" a quelque intérêt. Si l'on cherche un film avec plus d'envergure, on sera bredouille.


