jeudi 14 mars 2013

Love, Wedding, Marriage (2010)




On a connu par le passé le cas de téléfilms si bien réalisés qu'ils eurent droit à une deuxième carrière dans les salles obscures. Je citerais, à titre d'exemple, "Duel" de Steven Spielberg, réalisé pour la télévision américaine et finalement projeté dans les salles européennes avec le succès que l'on sait. Il existe aussi des cas d'école où le film fit le trajet inverse : "Amour, mariage et petits tracas" (dont le titre original était "Love, Weddding, Marriage"), après une sortie calamiteuse aux Etats-Unis (quelques milliers de dollars de recette seulement) est devenu un simple téléfilm pour le marché européen. Dans l'hexagone, c'est M6 qui a hérité du bébé : il a été diffusé en novembre dernier et, si vous n'êtes pas sages, sera probablement rediffusé entre deux émissions de télé-poubelle (mais je m'égare)...

Conseillère conjugale, Ava vient d'être demandée en mariage par son petit ami. C'est le moment que choisit sa mère pour demander le divorce. Ses certitudes volant en éclats, Ava découvre que la vie n'est pas aussi simple que cela et qu'elle ne vit pas dans un conte de fées.

Ce film est l'unique réalisation à ce jour de Dermot Mulroney, plus connu pour ses prestations d'acteur (par exemple dans "Le mariage de mon meilleur ami", où il interprétait le meilleur ami du titre, ou dans le très bon "Territoire des loups"). Gageons qu'elle restera sans lendemain, l'échec de ce film ayant été parmi les plus cuisants qui soient.

Je n'irais pas par quatre chemins : ce bide monumental était mérité. Il n'y a pas grand-chose à sauver de ce (télé)film, hormis peut-être l'interprétation (et encore, Kellan Lutz, qui interprète le futur marié, est d'une extrême fadeur et aurait mieux fait de se contenter de son rôle dans la saga "Twilight") : les vétérans Jane Seymour (le Docteur Quinn du petit écran) et James Brolin prouvent leur talent, même s'il est sous-exploité, tandis que Mandy Moore et Jessica Szohr sont l'atout charme du film. On notera au passage l'apparition brève mais marquante de Christopher Lloyd, l'inoubliable Doc Brown de "Retour vers le futur".

Le scénario, qui ne surprendra absolument personne, enfile les clichés les plus éhontés sur le mariage et le célibat, et sur les femmes et les hommes en général. Pour les habitués des comédies romantiques (genre extrêmement codifié), il ne récèle donc aucune nouveauté. Quant aux autres, il ne présente pour eux aucun intérêt.
La réalisation est d'une platitude extrême et confirme la sanction : les salles obscures méritent mieux que cela.

Prévisible de bout en bout, à peine amusant, et laborieusement réalisé, "Amour, mariage et petits tracas" mérite l'oubli, tout simplement. 
En ce qui me concerne, j'aimerais beaucoup que Dermot Mulroney me rende les 90 minutes de ma vie qu'il a volé.



2 commentaires:

  1. Oh putain que ça sent la romcom pourrie! Qui plus est avec Kellan Lutz faut pas s'attendre à du chef d'oeuvre vu la tonne de bouses qu'il a fait!

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