mercredi 13 mars 2019

Le jour où je l'ai rencontrée (2011)


Si mes sources sont correctes, "Le jour où je l'ai rencontrée" ("The art of getting by", dans sa version originale) de Gavin Wiesen a été vu dans les salles françaises par... 252 spectateurs ! C'est sans doute un record (hors direct-to-video, bien sûr). Pourtant, les films estampillés "Fox-Searchlight" ont souvent été de belles surprises. Serions-nous totalement passés à côté d'un joli petit film ? Avec, en tête d'affiche le jeune Freddie Highmore, vedette de la saga "Arthur et les Minimoys" et de la série "Bates Motel", ce film a droit à une session de rattrappage.

George est un lycéen doué, mais totalement dépourvu de motivation. C'est bien simple, depuis qu'il a pris conscience qu'un jour il va mourir, comme tout un chacun, il ne voit pas la nécessité de se donner du mal à étudier et se contente de vivre chaque jour, l'un après l'autre, en solitaire cynique et désabusé. Quand son chemin croise celui de Sally, une jolie jeune fille de son établissement, il se demande si, finalement, la vie n'en vaudrait pas la peine. Mais les affaires de cœur ne sont jamais simples, surtout quand on ne s'y attend pas...

Curieux film, que ce "Le jour où je l'ai rencontrée" (titre français déplorable, une fois de plus, si vous voulez mon avis). Dans sa première partie, Gavin Wiesen évoque la trajectoire d'un adolescent trop lucide pour son âge. On est alors presque dans un drame philosophique, et ce n'est la partie la moins intéressante de l'histoire.Suivant le lumineux Freddie Highmore, convaincant dans le rôle de George. 

Puis vient la rencontre avec Sally, et la construction d'une relation particulière entre ces deux enfants : jusqu'ici, tout va bien. On sent venir l'arsenal traditionnel de la romcom, mais après tout, avec un titre pareil on pouvait s'y attendre. D'autant plus qu'Emma Roberts, vue dans la série "American Horror Story", apporte un peu de fraîcheur bienvenue. Et puis, c'est le drame : le scénario vire dans la bluette (contrariée pour créer un peu de suspense, j'imagine) et perd presque tout intérêt. 

Pour son premier long métrage (on attend toujours la sortie du deuxième, "Mon ex beau-père et moi"), Gavin Wiesen rate son coup. Là où il y avait matière à un teen-movie pertinent et creusant plus profond que la surface, il se contente d'un rom-com mollassonne et finalement sans grand intérêt. Vous pouvez, à l'instar du public français, passer votre chemin sans trop de regrets...


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