Après avoir fait irruption dans le paysage cinématographique européen, puis mondial, grâce à sa "Money bag trilogy" (dont le troisième volet, "Une vie moins ordinaire", fit l'objet d'une chronique en ces lieux), Danny Boyle était au sommet. Bien qu'ayant reçu un accueil mitigé pour son dernier film, il eut l'opportunité d'adapter au grand écran le roman d'Alex Garland, son complice scénariste, avec en tête d'affiche la star de cette époque : Leonardo di Caprio. Pour ceux qui auraient vécu les vingt dernières années dans une grotte, le jeune Leonardo surfait alors sur la vague "Titanic" et aurait pu rendre rentable n'importe quel nanar, ou presque. C'est du moins ce que pensèrent les producteurs de "La plage", alors que Boyle lui aurait préféré son acteur fétiche, Ewan McGregor. Pour la petite histoire, cette petite trahison fut l'origine de la brouille entre les deux hommes.
Richard, jeune américain aventureux en séjour en Thaïlande, fait la rencontre de Daffy, un anglais visiblement en proie à un grand désordre mental. Ce dernier lui parle d'une plage idyllique, sur une île cachée : là, vivrait une communauté ayant trouvé le chemin du bonheur. Quand il retrouve Daffy suicidé dans sa chambre d'hôtel, Richard décide de chercher cette plage et, la carte de Daffy en main, entraîne avec lui la jolie Françoise et son compagnon Etienne. Ce qu'ils vont découvrir n'a pas fini de les surprendre et changera leurs existences.
Les thèmes que convoque le scénario de "La plage" sont nombreux et auraient pu donner le meilleur. Entre la quête du paradis perdu et l'ode à la nature, pour n'en citer que deux parmi les principaux, il y avait déjà matière à un film ambitieux. Filmé dans les décors sans pareil de la Thaïlande, ce long métrage ne réussit pourtant pas à pousser son spectateur à une vraie réflexion, mais se contente de le balader dans le sillage de son acteur principal, quitte à partir totalement en vrille..
Les thèmes que convoque le scénario de "La plage" sont nombreux et auraient pu donner le meilleur. Entre la quête du paradis perdu et l'ode à la nature, pour n'en citer que deux parmi les principaux, il y avait déjà matière à un film ambitieux. Filmé dans les décors sans pareil de la Thaïlande, ce long métrage ne réussit pourtant pas à pousser son spectateur à une vraie réflexion, mais se contente de le balader dans le sillage de son acteur principal, quitte à partir totalement en vrille..
Même si les images sont souvent magnifiques, que Danny Boyle se sert avec brio de son talent indéniable de cinéaste, c'est la platitude extrême du scénario qui l'emporte. Malgré un pitch prometteur et une première moitié loin d'être inintéressante, le film s'ensable sur cette plage, aussi paradisiaque soit-elle. C'est comme si, une fois les protagonistes arrivés dans l'étrange communauté dirigée par Tilda Swinton, le scénariste ne savait qu'en faire. Du coup, il leur assène quelques clichés, beaucoup de banalités, avant de trouver le salut dans la fuite et le n'importe quoi.
Alors, bien sûr, les acteurs sont excellents, les images sont très belles, la réalisation est à la hauteur et je n'évoque même pas la bande originale (un vrai délice pour les oreilles, comme souvent avec Danny Boyle), mais on a plus l'impression d'assister à un long clip vidéo plus qu'à un film. Porteur au départ de thèmes forts et prometteurs, "La plage" semble avoir perdu en chemin son âme. Danny Boyle quittera Hollywood après cet échec. Au vu du reste de sa carrière, ce fut peut-être un mal pour un bien.
Alors, bien sûr, les acteurs sont excellents, les images sont très belles, la réalisation est à la hauteur et je n'évoque même pas la bande originale (un vrai délice pour les oreilles, comme souvent avec Danny Boyle), mais on a plus l'impression d'assister à un long clip vidéo plus qu'à un film. Porteur au départ de thèmes forts et prometteurs, "La plage" semble avoir perdu en chemin son âme. Danny Boyle quittera Hollywood après cet échec. Au vu du reste de sa carrière, ce fut peut-être un mal pour un bien.


