vendredi 6 septembre 2013

Homo Disparitus

C'est la petite nouveauté de la rentrée sur ce blog. J'inaugure une nouvelle rubrique, consacrée à des livres récemment lus, qu'ils m'aient plu ou non. 


C'est un essai qui connut un franc succès qui va inaugurer cette nouvelle rubrique du blog. "Homo Disparitus" (en Version Originale "The World without us") d'Alan Weisman a été publié en 2007. L'auteur, journaliste et professeur américain, est parti d'une idée intéressante : si, du jour au lendemain, l'humanité disparaissait de la surface du globe, que deviendrait le monde ? Qu'il s'agisse d'un des conflits dont le genre humain a le secret ou d'un virus particulièrement ravageur qui mettrait tout le monde d'accord, qu'importe finalement le responsable : l'homme a disparu et ne restent de lui sur Terre que ses créations, constructions et déchets divers. Les habitués de ces colonnes noteront qu'on n'est finalement pas trop éloigné du thème de nombreux films de science-fiction post-apocalyptiques récents (on ne se refait pas !).

Une des nombreuses bonnes idées de Weisman, en plus d'admirablement vulgariser son sujet, est d'avoir ancré son sujet dans le concret, à travers des exemples tangibles piochés ça et là sur le globe auprès de spécialistes. Au cours des dix-neuf chapitres de l'ouvrage, le lecteur va visiter Central Park redevenu le marais qu'il était autrefois et se voir expliquer ce que la faune et la flore vont devenir, une fois l'homo sapiens sapiens évanoui, regarder son pavillon de banlieue d'un autre oeil en envisageant ce qu'il deviendrait sous le coup de boutoir des années, frémir à la simple évocation des déchets radioactifs enfouis ça et là ou rêver à l'idée de la sonde Voyager (finalement l'une des seuls créations humaines qui subsisteraient). Quand passeraient les années, les siècles, les millénaires, peu à peu disparaîtraient bon nombre de choses que nous pensions pourtant amenées à durer éternellement. 

L'essai scientifique est traditionnellement peu abordable, parce que destiné avant tout aux scientifiques, justement. Fort de son expérience de journaliste (spécialisé dans l'environnement), Alan Weisman utilise tout au long de "Homo disparitus") un langage accessible à tous et son style fait du livre un ouvrage totalement digeste et souvent passionnant. Pour qui s'intéresse à l'environnement, "Homo disparitus" fait donc figure d'incontournable. A mes yeux, il s'agit d'une lecture indispensable, même si, remettant l'homme à sa place et (surtout) lui mettant devant les yeux les conséquences de ses activités, ce livre peut coller quelques sueurs froides. Je songe notamment au fameux "septième continent" et aux ravages causés par l'industrie du plastique sur les océans de notre bonne vieille planète bleue, ou aux contenus soi-disant totalement sécurisés des sites de stockage des déchets radioactifs. 

Au chapitre des bonus, je ne saurais trop vous recommander la visite du site consacré à l'ouvrage (en anglais, mais abordable par tous). Si vous souhaitez vous faire une idée du contenu, un extrait est disponible ici. Les vidéos ci-dessous peuvent vous donner une idée de ce qui attend la planète ou, à une échelle qui parlera à tout le monde, une simple maison, une fois l'homme disparu. Brrrr !




2 commentaires:

  1. Je ne connaissais pas ce livre mais l'approche que tu décris très bien me pousse à m'y intéresser.

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    1. Comme tu as pu le lire, je te le recommande fortement et serais très intéressé par ton avis sur cet essai original.

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