mercredi 25 juillet 2012

Le Cas 39 (2009)



Les thrillers fantastiques mettant en scène des enfants (et donc d'autant plus perturbants) forment un genre à part entière. Certains d'entre eux font désormais figure de référence : on citera, par exemple, le magistral "Sixième sens", "The ring" ou "Esther". Forcément, la très grande réussite de certaines de ses oeuvres donne des idées aux producteurs et réalisateurs en quête d'un thème porteur.
Exploitant ce juteux (et intéressant) filon, "Le Cas 39" n'a pas eu l'heur d'atteindre les salles obscures de l'hexagone, après un box-office américain calamiteux, malgré un casting "bankable" (Renée "Bridget Jones" Zellwegger en tête, mais aussi Bradley "Very Bad Trip" Cooper, dans un second rôle). 



C'est une bonne question, et je vous remercie de l'avoir posée. Mais, auparavant, je vous fais un rapide résumé de l'histoire, sans en trahir les rebondissements. Amily Jenkins, assistance sociale de son métier, se retrouve en charge d'un dossier particulièrement délicat : celui de la petite Lilith Sullivan, 10 ans, visiblement maltraitée par sa famille (au point de tenter de la tuer !). S'attachant à la fillette, Amily ira jusqu'à la prendre en charge et à l'adopter, avant de se rendre compte que les apparences sont parfois trompeuses.
Sur un pitch assez classique, mais dont l'efficacité n'est plus à prouver, "Le cas 39" méritait pourtant mieux que de finir en "direct-to-DVD". Si son scénario ne brille pas par son originalité, ce film est réalisé de main de maître par l'allemand Christian Alvart, qui devrait prochainement livrer une adaptation "live" de Capitaine Flam (si, si, c'est vrai !). En plus d'un indéniable talent pour la mise en scène, on reconnaîtra également à ce réalisateur un don certain pour la direction d'acteurs. Ces derniers, qu'il s'agisse des premiers ou des seconds rôles, peuvent ainsi donner le meilleur et servent l'histoire avec brio (mention spéciale à Jodelle Ferland, qui incarne Lilith, et déjà vue dans "Silent Hill", par exemple).  

Jouant sur la partition de l'angoisse et du malaise, plutôt que de faire du "Cas 39" un film d'horreur trop démonstratif (ce qui aurait desservi l'histoire, d'ailleurs), son réalisateur fait monter la pression progressivement, jusqu'au dénouement qui ne répond pas à toutes les questions, laissant donc planer une partie du mystère (à dessein, je vous rassure).

Alors, pourquoi ce film rencontra-t-il un pareil désaveu, lors de sa sortie en salles ?
C'est une bonne question, comme je le disais plus tôt. On pourrait citer quelques défauts (mineurs) de ce film, comme son manque de culot, ou un certain essoufflement, au deux-tiers du film (avant le sprint final), mais cela ne suffirait pas. L'échec (injuste) du "Cas 39" vient sans doute du fait qu'il attaque un créneau déjà surpeuplé.



S'il était sorti quelques années plus tôt, nulle doute qu'il aurait rencontré le succès qui lui était du. 
La vie est parfois injuste, même avec les films.

3 commentaires:

  1. Petit production sympa avec des effets plutôt rigolos (notamment avec Bradley Cooper). Le petit divertissement du vendredi soir.

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    1. Un Direct DVD qui pourrait en remontrer à quelques "vrais" films : il produit son petit effet, même s'il n'apporte rien de nouveau.

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    2. Il a mis en effet très longtemps à sortir deux ans je crois. Perso je l'ai vu en zappant sur Paramount Channel. En tous cas toujours meilleur qu'un quelconque found footage.

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