mardi 31 juillet 2012

Galaxy Quest (1999)




Cela commençait à devenir lassant, de ne chroniquer en ce blog que des films ayant bien mérité leur sort, à savoir l'échec public. Je commençais à désespérer de trouver une pépite, passée inaperçue lors de sa sortie en salles et que j'aurais eu à coeur de vous faire découvrir, amis lecteurs. 

Et heureusement est arrivé "Galaxy Quest", improbable comédie de science-fiction visant les geeks droit au coeur (oui, mesdames et messieurs, ces individus en ont un !).  

Il aura fallu que des amis presque aussi geeks que moi me prêtent le DVD de "Galaxy Quest"  pour que je découvre ce film dont, honte sur moi et ma descendance, je n’avais pas eu connaissance jusqu’alors. Avouez-le, vous non plus ne le connaissiez pas, ce film. 

Sorti en 1999, « Galaxy Quest » n’a même pas les honneurs d’une sortie sur les écrans de l’hexagone. Pourtant, son casting est plus qu’honorable puisqu’il rassemble, excusez du peu, Tim Allen (qui, je vous le concède, ne bénéficie pas chez nous du statut de star qu’il a outre-Atlantique), Sigourney Weaver (oui, la Ripley de la saga « Alien »), Alan Rickman (immense acteur, capable d’être aussi bien le Professeur Rogue des « Harry Potter » que le Colonel Brandon de « Raisons et Sentiments »), Tony Shalhoub (héros de la série « Monk »), pour ne citer que les têtes d’affiche. 

Que du beau monde, donc. 

A la réalisation, on retrouve Dean Parisot, œuvrant pour le petit écran comme pour le grand, et dont le film le plus connu reste le très moyen « Braqueurs amateurs » (avec Jim Carrey et Tea Leoni, et d’ailleurs archi-diffusé sur la TNT). 

Accrochez-vous bien, voici une rapide mise en bouche de l’intrigue. La série « Galaxy Quest », qui mettait en scène l’équipage du Protector a connu son heure de gloire dans les années 80, avant de péricliter. Depuis, ses interprètes n’ont jamais réussi à s’affranchir de leurs rôles et cachetonnent comme ils le peuvent, de spots publicitaires en conventions de fans de science-fiction. A l’occasion d’une de ces conventions, Jason Nedsmith (Tim Allen), interprète du commandant Taggart, est abordé par de vrais extra-terrestres, le suppliant de venir au secours de leur monde, intégralement conçu sur le modèle de la série. 

Que ceux qui n’ont pas reconnu dans « Galaxy Quest » un hommage appuyé à « Star Trek » et ses bataillons de fans aillent tout de suite faire acte de repentance. Il leur sera beaucoup pardonné en visionnant ce film, truffé de qualités et injustement boudé. 

Et, pendant que nous y sommes, que ceux qui pensent que ce film n’est qu’une comédie parodique lourdingue fassent de même : ils se trompent du tout au tout. « Galaxy Quest », en plus d’être vraiment drôle est parfois touchant de sincérité. Le plus grand mérite en revient aux interprètes, visiblement heureux de faire partie de l’aventure (avec une mention toute particulière à Sigourney Weaver et Alan Rickman). Enfin, saluons la prouesse des scénaristes et réalisateur qui réussissent le mélange subtil d’aventure et de comédie sans jamais sombrer dans la facilité. Certains feraient bien d’en prendre de la graine. 

Pourquoi ce film n’a-t-il pas rencontré dans nos contrées   l’audience qu’il aurait méritée ? L’exception culturelle a encore frappé, si vous voulez mon avis. 

Le phénomène des conventions où grouillent trekkies et autres geeks, bien que s’implantant tout doucement, est encore regardé avec curiosité (et l’était encore plus lorsque ce film est sorti). "Galaxy Quest" étant un vibrant hommage à un pan de la culture populaire totalement méprisé, il fut distribué à la sauvette (cinq ou six copies pour toute la France !), condamné d’avance à l’échec. 
Ensuite, il faut bien reconnaître que « Star Trek » n’a jamais connu, en France (et d’une manière plus large, en Europe), le succès qui fut le sien aux Etats-Unis. Aujourd’hui encore, bien peu nombreux sont les fans de séries se science-fiction ou de fantasy, en regard des admirateurs de « Plus belle la vie » ou de « Julie Lescaut ». Il ne faut donc guère s’étonner qu’un film tel que « Galaxy Quest » n’ait pas rencontré le succès qui lui revenait de droit. 

Même si les temps changent et que le succès public et critique est au rendez-vous pour certaines adaptations dont on n’aurait pas osé rêver il y a dix ans, force est d’avouer que, sans doute par snobisme culturel, le public passe à côté de petites pépites, dont « Galaxy Quest » est un exemple flagrant. 

Ce film mérite donc largement mieux que le sort qui fut le sien. Pour toutes ses qualités et parce qu’il peut faire figure d’exemple, je ne saurais donc trop vous recommander le visionnage des aventures de l’équipage du Protector. 


Et n’oubliez pas : never give up, never surrender ! 

4 commentaires:

  1. Très bonne critique, je vois qu'on se rejoins entierement sur ce film.

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    1. Il est clair que ce film aurait mérité une sortie digne de ce nom....merci de ton passage !

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  2. Une parodie magnifique de Star Trek. Véritablement jouissive, cette comédie permet de donner le meilleur rôle de Tim Allen. Pas trop dur en même temps.

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