samedi 14 juillet 2012

Wolfhound (2007)




Encore une fois, c'est par la magie de la TNT que le film faisant l'objet de ce billet est parvenu jusqu'à moi. En grand amateur de médiéval-fantastique (genre pourtant plus souvent maltraité que magnifié sur grand écran), je me devais de visionner "Wolfhound, l'ultime guerrier", film russe de 2007, commis par un certain Nikolai Lebedev (dont peu d'oeuvres sont parvenues jusqu'à nos contrées). Muni de tout mon courage, et plutôt optimiste au vu de quelques avis glanés sur la Toile, je m'apprêtai donc à passer une soirée en compagnie de cet ultime guerrier, croisant les doigts pour que ne se renouvele pas la cruelle déception de "King Rising" (oui, ami lecteur, ce film là me laissa froid). 


Je vous fais rapidement le pitch du film, avant de me permettre de donner mon avis sur la chose. 

Lorsqu'il était enfant, Wolfhound a vu la totalité de son village massacrée par les troupes du cruel Zadhoba. Seul survivant, il passa sa jeunesse en esclavage au fond d'une mine, avant de réussir à s'évader pour suivre l'enseignement d'un druide et, finalement devenir mercenaire. Comme on est toujours rattrappé par son passé, Wolfhound devra affronter ses vieux démons et, pour vaincre le méchant Zadhoba (avec un nom pareil, on comprendra qu'il en veuille à la terre entière).  Pour peu qu'on connaisse un peu ses classiques en matière de cinéma fantastique, on notera une certaine similarité avec le scénario de "Conan le barbare", réalisé en son temps par John Milius.


Je suis plutôt bon public, en général, et n'attends d'un film qu'une chose : une histoire, bien racontée, si possible. Parfois, les acteurs, le réalisateur et toute l'équipe technique mettent tout en oeuvre pour donner à cette histoire un sens, une âme, parce qu'ils croient en elle. Dans le cas de "Wolfhound", il n'en est rien, hélas, trois fois hélas. 

Filmé avec la frénésie d'un Oliver Stone sous acide (oui, ami lecteur, j'ai été traumatisé par "Alexandre", je le reconnais) lors des scènes d'action, "Wolfhound" souffre de la comparaison avec des oeuvres plus maîtrisés, ou l'on est emporté par le souffle épique, et où la réalisation se fait discrète, voire subtile. 


N'est pas Peter Jackson qui veut (oui, ami lecteur, je voue un culte au grand Peter, et j'assume très bien, merci). Si Nikolai Lebedev partage mon admiration pour le réalisateur néo-zélandais du "Seigneur des Anneaux", il tente à maintes reprises de faire comme son illustre idole, sans visiblement avoir le talent nécessaire à son ambition.  Alors que la réalisation devrait servir l'histoire, déjà bien assez compliquée comme cela, elle ne fait que la rendre confuse, passant sans vergogne aucune d'un plan rapproché à un plan large. Au passage, on peut aussi jeter la pierre au montage, visiblement fait à la serpe. 


Tout n'est cependant pas à jeter dans ce film. Esthétiquement parlant, les amateurs de médiéval-fantastique y trouveront leur compte, le budget décors et accessoires ayant visiblement été généreux. Et, pour reprendre un "private joke" qui m'amuse beaucoup, je concluerai en classant, définitivement, "Wolfhound" dans la rubrique des réserves de photos. 


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