mardi 17 juillet 2012

La dernière légion (2007)





Encore une fois, c'est grâce à la TNT que j'ai découvert ce film(1), visiblement passé inaperçu lors de sa sortie en salles, malgré un casting prestigieux. Pensez donc : le rôle prinicipal est tenu par Colin Firth(récemment encensé pour sa prestation dans "Le discours d'un roi"), et ce dernier est entouré par des pointures, dont Ben Kingsley (inoubliable "Gandhi", quand même) et également John Hannah(inoubliable dans "Quatre mariages et un enterrement", mais vu également dans "La Momie"), Peter Mullan (vu dans "Braveheart" ou "My name is Joe"), entre autres... 

L'histoire contée par "La dernière légion" commence lors de la chute de Rome, assiégée par les Goths. En fidèle général, Aurelius (Colin Firth), chargé de la protection du jeune Romulus Auguste, dernier empereur romain, voit ce dernier enlevé par les hordes venues de l'Est Aidé par une redoutable guerrière venue d'Inde (si, si, je vous jure) et un mystérieux vieillard doté de pouvoirs étranges (Ben Kingsley, portant perruque), il finira par arracher l'enfant des griffes des barbares, pour l'emmener vers la Bretagne, où se trouve la dernière légion romaine (d'où le titre). 

Raconté comme ça, le film semble assez acadabrantesque, c'est vrai. Et encore, je n'ai pas tout révélé. Mais, après tout, comme le disait Alexandre Dumas, on peut violer l'Histoire, si c'est pour lui faire de beaux enfants. Autant le dire tout de suite, dans le cas de "La dernière légion", le rejeton est plutôt mal fichu. 

La faute à qui ? Ou à quoi ?  

J'incriminerai pour commencer un scénario assez décousu, tenant plus de la course-poursuite hachée par des   
scènes de combat (ce qui fait penser à un jeu vidéo, à bien y réfléchir). Durant la longue "ballade" qui mène les personnages des collines de Rome à la Bretagne, en passant par Capri, force est de constater que nos héros subissent les événements plus qu'ils ne les provoquent. Et ces événements ne sont guère surprenants, puisque se résumant à quelques accrochages destinés à amener la bataille finale. Etonnant, non ? 

  
L'interprétation est, elle aussi, assez médiocre. Une fois de plus, Colin Firth donne l'impression de s'ennuyer ferme(2). Rien à faire, je n'arrive pas à être convaincu par son jeu et cet acteur (sans doute très doué) me fait régulièrement cet effet (notamment dans "Bridget Jones" et "La jeune fille et la perle").  Quant à sa partenaire féminine, la ravissante Aishwarya Rai, elle fait les frais du rôle le plus improbable de ce long métrage. 


Enfin, la réalisation de Doug Lefler (dont le seul autre film est "Coeur de Dragon 2", l'homme oeuvrant généralement aux manettes de séries télévisées comme "Hercule" ou "Xena la guerrière) peine à rendre crédible cette fantaisie historique. Se contentant du "minimum syndical", Lefler (dont la direction d'acteurs est sans doute à mettre en cause, au passage) ne réussit pas à insuffler suffisamment de vie et de crédibilité à l'histoire. 

  
C'est bien dommage, à mon sens...parce que ce film aurait pu fonctionner, et donner un divertissement honorable, voire agréable... 








(1) : au passage, ce film a valu récemment sa meilleure audience à  NT1. Les voies de l'Audimat sont décidément impénétrables...

(2) : je vais probablement déchaîner les foudres de moult d'entre vous en m'en prenant à lui. Promis, j'irai voir "Le discours d'un roi" et, qui sait ?, peut-être changerai-je d'avis.

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