samedi 25 août 2012

Last chance for love (2008)



Il y a quelques mois, France 3 a eu la bonne idée de diffuser coup sur coup deux films de l'immense Dustin Hoffman. Si le choix de placer le sublime "Le lauréat" en deuxième partie de soirée était discutable, ce fut l'occasion de découvrir, en première partie, le méconnu "Last chance for love", où l'interprète de "Marathon Man", "Tootsie" et "Little big man" (entre autres) partage l'affiche avec la grande Emma Thompson. 

Réalisé par Joel Hopkins (qui avait déjà à son actif "Mariage et conséquences"), "Last chance for love" est une comédie romantique respectant à la lettre tous les codes du genre, à ceci près qu'elle s'applique (une fois n'est pas coutume) à une tranche d'âge souvent oubliée. En effet, dans "Last chance for love", les deux protagonistes principaux sont des quinquagénaires. L'expérience de la vie dont ils disposent, et les regrets qu'ils ont pu accumuler les rendent d'ailleurs d'autant plus riches.

Résumons rapidement l'histoire : Harvey Shine, compositeur de jingles publicitaires, se rend à Londres pour le mariage de sa fille, qu'il n'a pas vu depuis des années, cette dernière ayant d'ailleurs tissé des très forts avec son beau-père. Il croisera le chemin de Kate Walker, une célibataire endurcie, vivant sous le joug de sa mère. Durant ces quelques jours, ils vont apprendre à se connaître et à s'apprécier.

Comme je le disais plus haut, le scénario de "Last chance for love" respecte presque tous les codes de la comédie romantique et ne regorge pas de surprises. Néanmoins, pour qui apprécie le genre, c'est une véritable réussite, en grande partie grâce à l'interprétation hors pair de ses deux acteurs principaux. On ne peut que regretter le manque de succès que connut ce film, alternant joliment bonne humeur et regard sans concession sur la vie.

Certes, la réalisation n'a rien de mémorable, certes le scénario est des plus communs. Il reste cependant regrettable qu'un si joli petit film n'ait pas, en son temps, rencontré le succès qu'il méritait. Gageons que sa récente diffusion ait un peu corrigé cette injustice.




Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire