mardi 9 octobre 2012

Bienvenue au gîte (2002)



Il n'y a pas que le support DVD qui me permette de dénicher les pépites qui viendront alimenter ce blog, figurez-vous. Ma zapette s'égare parfois du côté d'Arte, comme elle le fit il y a quelques jours. Ce soir là, était diffusé "Bienvenue au gîte", que j'avais raté lors de sa sortie en salles, une dizaine d'années plus tôt (déjà !). C'était le moment ou jamais d'offrir à ce petit film français une séance de rattrappage, histoire de voir s'il méritait mieux que l'accueil frileux qui lui fut réservé.

Caroline et Bertrand décident un beau jour de changer de vie. Quittant Paris, ils reprennent le gîte tenu jusqu'alors par une de leurs amies, partie vivre le grand amour dans les Balkans. La nouvelle vie qui s'offre à eux sera évidemment l'occasion de faire des rencontres, d'affronter les aléas liés à l'activité choisie, mais aussi de se découvrir...

Voilà pour le pitch du film qui aborde une nouvelle fois le thème du changement de vie et de la remise en question (ou pas). Nos deux parisiens, incarnés par Marina Foïs et Philippe Harel, vont donc, sous la caméra de Claude Duty (qui avait déjà fait tourner l'actrice principale dans "Filles perdues cheveux gras"), être confrontés aux provinciaux (l'action se déroule dans le Sud-Est de la France) et faire maintes rencontres souvent surprenantes.

J'ignore si c'est volontaire, mais le film donne constamment l'impression d'avancer en équilibre (instable) et de se construire tant bien que mal sous nos yeux. Les personnages, tous hauts en couleur (parfois trop, d'ailleurs), entrent dans l'intrigue sans réelle justification au gré d'un scénario malléable, semblant s'écrire au fil de l'eau sans trop savoir où il va. La fin de l'histoire est finalement assez prévisible, malgré les diverses péripéties traversées par les protagonistes.

Du côté des acteurs, tous semblent bien s'amuser : il faut dire qu'ils ont la part belle, et peuvent tous faire leur numéro, sans qu'il y ait forcément de cohérence entre tous ces personnages. A titre d'exemple, le rôle de Julie Depardieu paraît totalement incongru et n'apporte rien à l'intrigue (si l'on peut utiliser ce terme).

J'émettrais cependant quelques réserves, notamment sur la diction de Marina Foïs qui, à trop jouer sur la surexcitation, finit par être parfois incompréhensible. Face à elle, Philippe Harel (que l'on connait surtout pour avoir réalisé "Les randonneurs") joue sur la réserve et la tempérance, incarnant sans doute le personnage le plus posé de la galerie.

Au final, "Bienvenue au gîte", s'il se laisse regarder sans déplaisir, n'est pas un film qui marquera les mémoires. Peuplé de personnages sympathiques, doté de décors qui fleurent bon les vacances, ce film pêche fortement du côté du scénario. Faute de cette ossature, on a affaire à un film assez mou. L'échec public qui fut le sien était prévisible et vous pouvez sans vergogne l'éviter lors de sa prochaine diffusion.



4 commentaires:

  1. Je l'ai enregistré... mais on en a une telle pile à voir que je ne sais quand j'écrirai le billet !

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  2. A mon humble avis, ce film là n'est pas prioritaire...
    Merci de ton passage !

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  3. Ce film ne m'attire pas trop. J'ai un peu peur de m'attendre à la même ambiance que les Randonneurs ou même Saint Jacques La Mecque. De plus comme vous dites, Marina Foïs en fait un peu parfois trop dans quelques uns de se films. J'aime Gérard et Guillaume Depardieu, mais Julie... non merci !

    Je saurai donc à quoi m'attendre si ce film se présente à mes yeux !

    Bonne soirée.

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    1. Je pense effectivement que ce film est dispensable...et assez oubliable !

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