samedi 13 juillet 2013

Comme des frères (2012)


Certaines dynasties semblent habiter le paysage du cinéma français depuis des générations, au point que leur patronyme fait partie du décor. Hugo Gélin, petit-fils de Daniel Gélin et fils de Xavier Gélin, a choisi de faire carrière derrière la caméra. Producteur et scénariste, il a réalisé son premier (et unique à ce jour) long métrage en 2012. "Comme des frères", entre film choral et road-movie, a à peine attiré 300 000 spectateurs dans les salles lors de sa sortie. C'est bien peu, vous en conviendrez. Pourtant, ce film avait tout pour séduire. 


Charlie est morte et ses trois amis, Elie, Boris et Maxime ont perdu avec elle la femme de leur vie. Tous les trois décident de prendre la route et de rejoindre la maison de celle-ci. Le voyage qui les attend sera l'occasion pour eux de se redécouvrir et de comprendre à quel point ils aimaient la belle Charlie, partie trop tôt.



Évitant tout pathos, le film d'Hugo Gélin évolue régulièrement entre situations humoristiques et flash-backs. Le spectateur peut donc découvrir peu à peu ce que les personnages sont, comment ils se sont connus, et comment leurs rapports ont évolué. Ne nous leurrons pas, l'intérêt majeur de ce film réside dans ses protagonistes, tous différents, mais tellement proches. Le réalisateur a eu la bonne idée de faire appel à trois comédiens fort différents, mais tous remarquables, pour incarner les trois amis de Charlie. François-Xavier Demaison, Pierre Niney et Nicolas Duvauchelle se glissent dans la peau de Boris, Maxime et Elie avec un talent indéniable, nous rendant les trois garçons attachants, malgré leurs défauts et leurs travers (ou grâce à eux, justement). Dans le rôle de la défunte Charlie, Mélanie Thierry, jouant sur le fil ténu de la fragilité et du courage, tient ici l'un de ses meilleurs rôles.


La bonne humeur évidente qui a régné sur le tournage transparaît dans chacun des plans. L'amour que Hugo Gélin porte à ses personnages et à ses acteurs est communicatif et compense les quelques creux du scénario. Ce dernier, bien que ne réservant que peu de surprises, est l'occasion de quelques belles rencontres (et aussi du passage de quelques noms du cinéma français). Une fois que l'on s'est attaché aux personnages, les accompagner dans leur périple devient vite naturel, même si certaines étapes sont des plus dispensables.


Petit bonus notable, la bande originale, essentiellement composée par le groupe Revolver, est un des (nombreux points) positifs de ce petit film auquel il est finalement peu de choses à reprocher. 

La production suivante de Hugo Gélin, "La cage dorée", s'avéra être un grand succès public. Espérons qu'il encouragera le jeune réalisateur à enfiler de nouveau la casquette de metteur en scène. 


8 commentaires:

  1. Beaucoup de bonnes critiques ont fleurit autour de ce film. La tienne, très bien écrite, me pousse un peu plus vers la découverte.

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    1. Merci, ton compliment me va droit au coeur. Je te conseille ce petit film, malgré ses quelques maladresses.

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  2. Je viens de le voir, j'ai regardé ma montre quelquefois, c'est dire si j'ai trouvé ça beaucoup trop long pour ce que ça raconte, sympa sans plus.
    La B.O par contre m'a carrément saoulé.

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    1. Un film effectivement sympa, même si il a quelques petites longueurs. Pour la BO, on aime ou on n'aime pas, effectivement.
      Merci d'être passé !

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    2. Dans un genre similaire "Mariage à Mendoza" avec Duvauchelle, vu il y a peu, trouvé ça assez drôle & bien interprété.
      @+

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    3. Noté ! M'est avis qu'il aurait tout à fait sa place ici, celui-là.
      Merci pour le tuyau ;-)

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  3. L'un de mes coups de coeur de l'année dernière. J'ai adoré. Ce genre de petit films, c'est tout à fait ma came :)

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    1. C'est vrai qu'il a un ton fort sympathique, ce petit film.
      Merci d'être passé !

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