La comédie française, souvent qualifiée (notamment dans ces colonnes, j'avoue) de genre sinistré, continue néanmoins de séduire le public. Parmi les films qui remplissent les salles, il y a ceux qui font dans la surenchère : le (ou les) personnage(s) principal(aux) y accumule(nt) les déconvenues, tel un Pierre Richard (de la grande époque) pour lequel on aurait poussé le curseur des emmerdements au-delà de la zone rouge. Nicolas Benamou, connu pour ses "Babysitting", est l'un des porte-étendards de ce cinéma. Cependant, avec "A fond", sorti en début d'année, il a subi un premier échec public.

Avec un postulat tel que le sien, "A fond" est condamné à la surenchère. C'est d'ailleurs un registre dont Nicolas Benamou s'est fait le spécialiste, avec "Babysitting" (et sa suite). Le personnage central doit subir un cortège d'avanies, tombant sans cesse de Charybde en Scylla, et si possible en dépassant les espérances du spectateur, qui attend d'être surpris.
J'avoue que j'ai pris plaisir à certaines scènes....mais aussi que, quelques jours après le visionnage, la majeure partie du film fut oubliée. C'est sans doute une caractéristique de ce genre de cinéma, fait pour être consommé rapidement, entre potes ou en familles, afin de passer un bon moment facile et de passer ensuite à autre chose.
La recette fonctionne uniquement si l'on accepte de laisser à l'entrée de la salle une grosse partie de son cerveau et que l'on ait envie de rire (ou, à la limite, de sourire) aux malheurs qui s'abattent en série, sur les protagonistes de cette histoire improbable.

Je m'attendais à détester ce film et je dois reconnaître qu'il m'a amusé à plusieurs reprises. Sans être mémorable (je pense en avoir déjà oublié la majeure partie) et efficace surtout si l'on n'est pas trop exigeant, ce peut être une comédie familiale permettant de passer un moment sympathique. Mais ce n'est en rien un film qui restera.
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