Farid, né et vivant en France, ne connaît de l'Algérie que ce que ses parents lui ont raconté. Alors que son père doit être hospitalisé, c'est lui qui va devoir se rendre en Algérie, au bled, afin de veiller sur la maison que l'auteur de ses jours a construit pierre par pierre et qu'un chantier menace.
De l'autre côté de la Méditerranée, Farid va découvrir un autre monde et mettre au jour une partie de ses racines. Il y rencontrera des gens qu'il croyait être des étrangers, mais sont en réalité une partie de lui-même.
En traitant des racines de son héros, loin des clichés habituels sur pareil sujet, Mohamed Hamidi prenait des risques. Celui de sombrer dans la facilité, en usant du choc provoqué par la rencontre des cultures, celui d'abuser du pathos et d'entraîner son spectateur vers des terrains glissants, celui (opposé) de se laisser porter par la présence de Djamel Debbouze et de faire de son film un one-man-show. Heureusement, Mohamed Hamidi réussit à éviter les pièges et livre un joli long métrage, sans céder aux facilités qui s'offraient à lui.

Certes, "Né quelque part" n'est pas exempt de maladresses et comporte quelques longueurs qui auraient pu être évitées, mais ce film parle "vrai" d'un sujet souvent douloureux. A ce titre, il vaut le détour.
Pas trop aimé ce film, les poncifs habituels. Par contre j'ai adoré La vache, l'acteur est à mourir de rire !
RépondreSupprimerC'est vrai : "La vache" devrait être remboursé par la Sécurité Sociale, tellement ce film est jubilatoire (et humain).
SupprimerMerci d'être passée, GirlyMamie ;-)