jeudi 3 mai 2018

Diane a les épaules (2017)


J'avais raté "Diane a les épaules" lors de sa récente sortie au cinéma, faute de suffisamment de séances dans mon coin. Sa disponibilité toute récente en vidéo me permet de consacrer un billet à ce petit film français, passé sous les radars de pas mal de spectateurs, malgré une presse enthousiaste et la présence de Clotilde Hesme, actrice que j'admire tout particulièrement. Plutôt en phase avec son époque, ce film est resté confidentiel. C'est le moment de rattraper le coup !

Elle a les épaules, Diane, jolie trentenaire indépendante bien décidée à mener sa vie comme elle l'entend. Elle attend l'enfant d'un couple d'amis, tout en retapant une vieille maison, loin de tout. Elle mène sa vie comme elle l'entend, parce qu'elle est jeune et libre. Et ce n'est pas parce qu'elle rencontre un mec charmant, qui lui plaît énormément, qu'elle va changer. Enfin, ça, c'est ce qu'elle pense, parce que son cœur a décidé de bouleverser tout cela.

Diane, dans ce film, c'est Clotilde Hesme, merveilleuse actrice qui illumine chaque scène où elle apparaît. Personnage de femme forte, bien ancrée dans son époque et résolue à l'indépendance, l'héroïne du film est tour à tour touchante, émouvante, agaçante et toujours humaine. En cela, "Diane a les épaules" ravira les cinéphiles amateurs de ces œuvres qui sonnent "vrai", parce qu'ils parlent de gens comme les autres, loin des gros bras sauvant le monde après le petit déjeuner ou des super-héros en lycra moulant. 

Pour son premier long-métrage, Fabien Gorgeart déclare sa flamme aux acteurs (et à son actrice principale, en particulier). En se penchant sur cette mère en devenir, encore enfant au début du film et se construisant à l'image de la maison qu'elle restaure, il opte pour une réalisation sobre, sans tape-à-l’œil, qui laisse la part belle aux personnages. A travers eux, ce sont les acteurs qui font tout le charme de "Diane a les épaules". Comme déjà dit plus haut, la ravissante et talentueuse Clotilde Hesme est celle autour de qui gravitent les hommes du récit, incarnés par Fabrizio Rongione, Thomas Suire et Grégory Montel. Aucun de ces acteurs n'a encore tenu l'affiche d'un film fasant vibrer le box-office, mais ce ne serait que justice que cela arrive enfin.

Histoire simple ? Petit film ? Sans doute. Il n'empêche que "Diane a les épaules" porte une fraîcheur et une sincérité qui fait défaut à bien des longs métrages plus visibles. Pour le joli portrait qu'il trace d'une femme avançant dans sa vie, ce film mérite le déplacement. 





2 commentaires:

  1. Hello Laurent. Je l'ai laissé passer, moi, ce petit film, et comme tu peux l'imaginer, une séance de rattrape ne serait pas pour me déplaire.

    J'aime bien Clotilde Hesme, Grégory Montel et Fabrizio Rongione. Tu parles de leur discrétion au box-office: je ne te donnerai pas tort, mais, pour ce qui est du dernier cité, les frères Dardenne lui donnent tout de même une certaine visibilité chez les tenants du cinéma social un peu intello. Je dois t'avouer qu'il m'a paru très convaincant dans "Rosetta" - son premier rôle avec une autre débutant géniale, Emilie Dequenne - et pas mal du tout dans "Deux jours une nuit" - film pour lequel je suis plus réservé.

    Voilà voilà, c'était la minute "j'étale ma science" ;-)

    Bon week-end, Laurent, et merci pour cette chronique.

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    1. Hello, ami Martin... merci d'"étaler ta science" (comme tu dis) et surtout, d'ouvrir des portes vers d'autres films. Très beau week-end à toi !

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