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dimanche 1 juin 2014

L'Anglais qui gravit une colline mais descendit une montagne (1995)


S'il est un acteur britannique qui marqua la décennie 1990-2000, c'est bien Hugh Grant. Vedette incontournable des comédies romantiques à succès de l'époque, malgré des frasques qui firent la une de la presse people, celui qui fut révélé par "Quatre mariages et un enterrements" est moins présent sur les écrans, ces dernières années. Sa dernière apparition remonte au très étonnant "Cloud Atlas", d'ailleurs. En 1995, alors qu'à l'image du cinéma d'Outre-Manche, il était au sommet, il fut la tête d'affiche de "L'Anglais qui gravit une colline mais descendit une montagne". Ce ne fut ni son plus grand succès, ni son film le plus connu.

 En 1917, alors que la Grande Guerre fait rage sur le continent, deux cartographes sont envoyés dans le village gallois de Ffynnon garw Cette bourgade, en effet, est située au pied d'une colline et ses habitants sont persuadés qu'il s'agit d'une montagne. A cinq mètres près, le verdict des émissaires anglais tombe : le relief trônant au-dessus de Ffynnon garw est une colline et ne figurera donc pas sur les cartes.
Qu'à cela ne tienne, les fiers gallois ne reculeront pas pour autant et vont charrier des mètres cubes de terre pour que "leur" montagne en soit une...

Il faut mettre les choses au point tout de suite : "L'anglais qui gravit une colline mais descendit une montagne" n'est pas un grand film, et c'est sans doute pour cela qu'il a été oublié de la majeure partie des spectateurs. Son réalisateur, Christopher Monger, n'a plus jamais honoré le grand écran d'une de ses œuvres et, hormis Colm Meaney et, bien sûr, Hugh Grant, ses interprètes ne sont pas de ceux dont on a retenu les noms.

Ce bémol posé, il faut maintenant reconnaître bien des atouts à ce film, bigrement charmant, malgré (ou à cause) les années passées. La galerie de personnages et de caractères qu'il présente est assez jubilatoire, se penchant sur des Gallois qui eurent peu souvent l'honneur du septième Art. Interprétés par des acteurs visiblement heureux de se glisser dans la peau de ces farouches autochtones. 
L'histoire, ensuite, malgré sa simplicité, est de celles qui font tout simplement du bien. Sans être un de ces feel-good movies revendiqué, "L'anglais qui gravit une colline mais descendit une montagne" est un long métrage bienveillant, portant un regard plein d'affection sur ses héros et leur cadre de vie. Si vous voulez mon avis, rien que cette approche, en une époque où le bashing semble de mise, fait du bien. 
Cerise sur le gâteau, la bande originale, signée Stephen Endelman, est un vrai régal et habille le film de manière parfaitement adéquate. 

Certes, on pourra trouver bien des faiblesses dans le scénario ou la réalisation de cette comédie britannique. Mais ce serait se priver d'un charmant petit film, mené tambour battant par ses interprètes, au meilleur de leur forme. Rien que pour cela, "L'anglais qui gravit une colline mais descendit une montagne" mérite le coup d’œil.