Les codes ont changé. N'en déplaise à certains, une famille, ce n'est plus seulement une maman et un papa. Nombreuses sont les familles recomposées, même si cette recomposition n'est pas toujours des plus simples.Les films appréhendent peu à peu les nouveaux modèles de famille, mais peu sont nombreux, ceux qui explorent de l'intérieur la reconstruction de la cellule familiale. Christian Vincent, réalisateur de "La discrète" ou de "L'hermine", s'est penché sur l'histoire d'un homme et d'une femme tentant de construire leur vie sur les décombres de leur passé, avec "Les enfants". Il faut croire que le public n'était pas prêt.

En traitant du sujet délicat de la recomposition d'une cellule familiale, Christian Vincent prenait un risque. Soit le traitement partait sur le chemin de la comédie, dont on sait qu'elle peut parfois donner des résultats plus que mitigés lorsqu'il s'agit de parler de faits de société (on pourrait reparler de "Qu'est qu'on a fait au Bon Dieu ?"). Soit, c'est le ton dramatique qui est choisi et le pathos est au coin de la rue, prêt à alourdir le film. C'est entre les deux chemins que le réalisateur s'est engagé, et c'est sans doute la meilleure idée du film, avec celle de rester dans un ton crédible, du début à la fin.

Enfin, la conclusion que se permet le film (et la façon dont elle est traitée, d'un point de vue cinématographique, voix off à l'appui) pourra laisser songeur, voire dubitatif. La dernière impression étant souvent celle qui reste, c'est un arrière-goût peu agréable que laisse finalement "Les enfants". Malgré une intention de départ louable, les nombreuses maladresses du scénario pèsent en défaveur de l'ensemble du film. C'est regrettable, car le sujet traité méritait mieux.
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