La petite Jeliza-Rose a une drôle de vie. Quand sa mère meurt d'une overdose, son père, rocker has-been héroïnomane l'emmène dans la maison de son enfance. Dans la demeure en ruine, tandis que son père s'adonne à son addiction, la petite fille, accompagnée des têtes de poupée qui sont ses seuls jouets, s'invente un monde imaginaire et fait de drôles de rencontres.
A bien y réfléchir, elle n'a pas grand-chose à envier à Alice, qui passa elle aussi de l'autre côté du miroir.
A bien y réfléchir, elle n'a pas grand-chose à envier à Alice, qui passa elle aussi de l'autre côté du miroir.
Annoncé par son réalisateur comme la rencontre improbable entre "Psychose" et "Alice au pays des merveilles", "Tideland" est une oeuvre à part, comme chacun des films de Terry Gilliam. D'une noirceur parfois effrayante, ce film convoque des thèmes chers à son auteur. L'enfance y est confrontée à la mort, tout comme l'imaginaire télescope souvent le réel, dans une esthétique souvent foutraque, on se reconnait sans mal la patte de l'ancien Monty Python. Souvent filmé caméra à l'épaule, "Tideland" ne prend même pas la peine de prendre du recul et plonge son spectateur dans le bric-à-brac qui tient lieu d'univers à Terry Gilliam.
Au centre de "Tideland", il y a la jeune Jodelle Ferland, qui irradie d'énergie et livre une interprétation remarquable pour son jeune âge. Bien avant de faire les beaux jours de la série "Kingdom Hospital", et après avoir été remarquée dans "Silent Hill", la jeune actrice prouve que des enfants peuvent jouer juste, voire avec talent. Jodelle Ferland a d'autant plus de mérite que l'histoire qu'elle traverse dans "Tideland" est tout sauf un conte de fées. Rien ou presque n'est épargné à la jeune héroïne, et l'on frémit à l'évocation de l'enfance qu'elle incarne aux yeux du réalisateur, jusque dans ses incursions dans le monde imaginaire qu'elle se construit pour fuir sa triste réalité. Avec l'esthétisme délirant du film, elle est le plus bel atout de ce film, il faut le reconnaître. Autour d'elle, dans des rôles plus accessoires, mais néanmoins marquants, on remarquera les prestations de Jeff Bridges, de Brendan Fletcher ou de Jennifer Tilly. Afin de rendre au mieux justice à l'interprétation, je vous conseille au passage de visionner "Tideland" en Version Originale, la VF étant particulièrement bâclée et agaçante.
Affichant fièrement sa touche, Terry Gilliam montre avec "Tideland" qu'il n'a en rien renoncé au ton qui est le sien, malgré les concessions qu'il fit à un cinéma plus commercial (je songe évidemment au très réussi "L'armée des douze singes"). Le conte extrêmement sombre et sale qu'est ce film ne pouvait être réalisé que par lui et lui ressemble bien plus que son récent "Zero Theorem". A la fois poésie visuelle et conte horrifique qui laisse son public mal à l'aise longtemps après le visionnage, "Tideland" reste cependant maîtrisé de bout en bout.
Au centre de "Tideland", il y a la jeune Jodelle Ferland, qui irradie d'énergie et livre une interprétation remarquable pour son jeune âge. Bien avant de faire les beaux jours de la série "Kingdom Hospital", et après avoir été remarquée dans "Silent Hill", la jeune actrice prouve que des enfants peuvent jouer juste, voire avec talent. Jodelle Ferland a d'autant plus de mérite que l'histoire qu'elle traverse dans "Tideland" est tout sauf un conte de fées. Rien ou presque n'est épargné à la jeune héroïne, et l'on frémit à l'évocation de l'enfance qu'elle incarne aux yeux du réalisateur, jusque dans ses incursions dans le monde imaginaire qu'elle se construit pour fuir sa triste réalité. Avec l'esthétisme délirant du film, elle est le plus bel atout de ce film, il faut le reconnaître. Autour d'elle, dans des rôles plus accessoires, mais néanmoins marquants, on remarquera les prestations de Jeff Bridges, de Brendan Fletcher ou de Jennifer Tilly. Afin de rendre au mieux justice à l'interprétation, je vous conseille au passage de visionner "Tideland" en Version Originale, la VF étant particulièrement bâclée et agaçante.Affichant fièrement sa touche, Terry Gilliam montre avec "Tideland" qu'il n'a en rien renoncé au ton qui est le sien, malgré les concessions qu'il fit à un cinéma plus commercial (je songe évidemment au très réussi "L'armée des douze singes"). Le conte extrêmement sombre et sale qu'est ce film ne pouvait être réalisé que par lui et lui ressemble bien plus que son récent "Zero Theorem". A la fois poésie visuelle et conte horrifique qui laisse son public mal à l'aise longtemps après le visionnage, "Tideland" reste cependant maîtrisé de bout en bout.





