Vilipendé lors de sa sortie et sans doute précédé, à tort, d'une promotion qui lui fit plus de tort que de bien, "Suicide Squad", malgré un succès public indéniable, a mis contre lui la plupart des critiques. Alors que Marvel réussit, depuis quelques années, à aligner des films faisant communier les amateurs de comic-books et le grand public, force est d'avouer que son principal concurrent, DC Comics, se casse les dents, malgré un portefeuille des plus intéressants. Avec, aux manettes, David Ayer et en tête d'affiche une bande de super-vilains plus badass les uns que les autres, "Suicide Squad" méritait-il pareille volée de bois vert ?
Face aux menaces grandissantes autour de la sécurité, et suite à la mort de Superman, Amanda Waller a décidé de réunir les pires vilains et de mettre cette équipe au service de l'état. Ils sont dangereux, fous, et disposent souvent de pouvoirs qui dépassent l'entendement. Mais ils vont devoir s'unir et faire face à un danger qui les dépasse : un méta-humain a décidé de ravager la Terre. De son côté, le Joker est à la recherche d'Harley Quinn, elle-même membre de l'escouade réunie par Waller.
Face aux menaces grandissantes autour de la sécurité, et suite à la mort de Superman, Amanda Waller a décidé de réunir les pires vilains et de mettre cette équipe au service de l'état. Ils sont dangereux, fous, et disposent souvent de pouvoirs qui dépassent l'entendement. Mais ils vont devoir s'unir et faire face à un danger qui les dépasse : un méta-humain a décidé de ravager la Terre. De son côté, le Joker est à la recherche d'Harley Quinn, elle-même membre de l'escouade réunie par Waller.
David Ayer, réalisateur du remarqué "Fury", a du en baver, que soit avant, pendant ou après le tournage de ce "Suicide Squad", objet d'un monstrueux battage médiatique et d'une descente en flammes en bonne et due forme lors de sa sortie en salles. On pourrait se demander si pareil traitement était bien mérité. Après visionnage, il faut se rendre à l'évidence : oui, c'était mérité.
Comment peut-on, à partir d'un matériau de base à fort potentiel, accoucher d'un film si vide de sens et d'intérêt, se cachant derrière ses personnages pour exister ? Et, surtout, comment un réalisateur dont on pu entrevoir le potentiel, peut-il s'être empêtré dans un bourbier pareil ? Ils sont nombreux, les reproches que l'on peut adresser à "Suicide Squad", qu'il s'agisse d'un scénario inepte, d'une bande originale pesante (je parle ici de la composition de Steven Price, pas des nombreux titres que l'on apprécie d'entendre à l'occasion de ce film) ou de la prestation destructrice de Will Smith, qui joue un méchant qui n'est pas vraiment méchant et serait même plutôt gentil, en fait.
Comment peut-on, à partir d'un matériau de base à fort potentiel, accoucher d'un film si vide de sens et d'intérêt, se cachant derrière ses personnages pour exister ? Et, surtout, comment un réalisateur dont on pu entrevoir le potentiel, peut-il s'être empêtré dans un bourbier pareil ? Ils sont nombreux, les reproches que l'on peut adresser à "Suicide Squad", qu'il s'agisse d'un scénario inepte, d'une bande originale pesante (je parle ici de la composition de Steven Price, pas des nombreux titres que l'on apprécie d'entendre à l'occasion de ce film) ou de la prestation destructrice de Will Smith, qui joue un méchant qui n'est pas vraiment méchant et serait même plutôt gentil, en fait.
Phagocyté par la présence de Will Smith (qui, pour une fois, nous épargne cependant la présence de son fils), le film souffre d'un déséquilibre flagrant et de l'absence totale d'enjeu et d'empathie. Il est difficile de s'intéresser à un film dont aucun personnage n'est sympathique. Survendu, et rempli de personnages destinés à boucher les trous du scénario, qui sont légion et donnent surtout l'impression que les personnages sont ceux d'un jeu vidéo, puisqu'ils marchent ensemble, se battent contre des méchants, avant de reprendre leur ballade, en vue d'aller casser la figure au boss de fin. La présence épisodique d'un Joker inutile et finalement sans intérêt (alors que ce personnage avait été l'objet d'un buzz notable) ne suffit pas à faire illusion.
Seule peut être sauvée l'interprétation de Margot Robbie, délicieusement vénéneuse, et dont on aurait bien voulu qu'elle puisse pousser le curseur un peu plus loin. Elle seule semble assumer totalement ce qu'elle fait, mais cela ne suffit hélas pas à sauver "Suicide Squad" de l'échec. Même si la qualité des productions Marvel laisse parfois à désirer, la firme de Stan Lee peut continuer sur sa lancée sans s'inquiéter de la concurrence de DC Comics. Cette troisième adaptation de l'univers où gravitent Superman, The Flash et Batman (excusez du peu), pour ne citer qu'eux, est à cent coudées du moins bon volet de "X-Men" (au hasard, le troisième volet, par exemple). Les prochaines adaptations estampillées "DC", à savoir "Wonder Woman" et "Justice League" peuvent inquiéter : nous serons fixés dans quelques mois.
Ce film a été vu dans le cadre du Movie Challenge 2017, catégorie "Film d'action".
Ce film a été vu dans le cadre du Movie Challenge 2017, catégorie "Film d'action".



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