En l'an 934, le prince Einon est gravement blessé lors d'une révolte paysanne, au cours de laquelle son père est tué. Sous l'impulsion de sa mère et le regard de son précepteur, le chevalier Bowenn, il est sauvé par un dragon, au sort duquel il est désormais lié.
Devenu roi, Einon devient, quelques années plus tard, un despote sanguinaire. Bowenn, quant à lui, s'efforce d'exterminer tous les dragons, qu'il rend responsables du destin de celui qui fut son élève. Sa route va croiser celle du dernier de ceux-ci, Draco.
Essentiellement basé sur la présence du dragon (on est alors à l'aube des effets spéciaux numériques), ce film ne dispose pas, reconnaissons-le d'emblée, d'un scénario particulièrement complexe ou surprenant. L'intrigue, toute linéaire, est des plus classiques, et c'est là le plus grand défaut du film. Voilà, c'est dit.
Devenu roi, Einon devient, quelques années plus tard, un despote sanguinaire. Bowenn, quant à lui, s'efforce d'exterminer tous les dragons, qu'il rend responsables du destin de celui qui fut son élève. Sa route va croiser celle du dernier de ceux-ci, Draco.
Essentiellement basé sur la présence du dragon (on est alors à l'aube des effets spéciaux numériques), ce film ne dispose pas, reconnaissons-le d'emblée, d'un scénario particulièrement complexe ou surprenant. L'intrigue, toute linéaire, est des plus classiques, et c'est là le plus grand défaut du film. Voilà, c'est dit.
Si, en version originale, le dragon du titre avait la voix de Sean Connery, c'est le grand Philippe Noiret qui lui prêta ses cordes vocales pour la version française. Cela donne un résultat assez curieux et qui sonne souvent "faux", ou du moins ne confère pas au dragon le charisme qu'il a en version originale.
La bande originale est un des points positifs de ce film : il faut dire qu'elle a, depuis, été utilisée à maintes reprises. On pourra, de même, reconnaître que la réalisation de Rob Cohen est efficace, à défaut d'être transcendante. S'il est un élément à blâmer dans ce film, c'est cependant le scénario qui, en plus d'être prévisible au possible, use de tous les clichés les plus caricaturaux, quand il n'accumule pas les longueurs et les rebondissements inutiles.
Le spectateur le plus indulgent se consolera avec le jeu de Dennis Quaid (un acteur sous-estimé qui n'eut pas la carrière qu'il méritait) et le rôle, secondaire mais mémorable, de Pete Postelthwaite en moine (!). David Thewlis, remarqué peu avant dans un tout autre registre avec "Naked" de Mike Leigh, est en roue libre et livre une prestation caricaturale, dans laquelle on peine à voir l'étendue de son talent. On remarquera le rôle féminin tenu par Dina Meyer, aujourd'hui essentiellement connue pour ses prestations télévisuelles.
La version française, une fois de plus, fait plus de mal que de bien aux personnages, soit dit en passant.
Déjà un brin pataud à l'époque de sa sortie, "Coeur de dragon" est (c'est un comble !) un divertissement souvent ennuyeux (surtout quand on le visionne avec le regard d'un spectateur d'aujourd'hui), que ne parviennent pas à sauver quelques jolis moments. S'il fut bien accueilli (il reçut le Saturn Award ), force est d'avouer que ce film a bien vieilli et ne supporte plus guère la comparaison avec les canons actuels du genre. Face à un public devenu exigeant, et sur un territoire qui n'est plus réservé aux films mineurs, "Coeur de dragon" fait aujourd'hui pâle figure.





