On ne compte plus les déclinaisons de comédie romantique, plus ou moins réussies. C'est, je crois, l'un des registres les plus représentés sur ce blog, d'ailleurs. Après avoir longtemps méprisé le genre, le cinéma français s'en est emparé, avec plus ou moins de bonheur et plus ou moins de succès. L'an dernier, Hugo Gélin (déjà repéré pour le très touchant "Comme des frères" et ayant reçu un vrai succès public avec "Demain tout commence") proposa "Mon inconnue", porté par François Civil et Joséphine Japy. Cette fois, ils furent peu nombreux dans les salles.
Raphaël, lycéen, est timide et se réfugie dans son imaginaire, écrivant des romans en secret. Un soir, il entend la musique que joue Olivia au piano. Le coup de foudre est immédiat.
Quelques années de mariage plus tard, alors que Raphaël est devenue romancier à succès, une violente dispute éclate entre Olivia et Raphaël. Lorsque, le lendemain, ce dernier se réveille, il découvre avec effroi qu'il n'a jamais rencontré Olivia. Avec l'aide de son collègue et ami Félix, le seul à le croire, Raphaël va tout faire pour (re)conquérir celle qui est la femme de sa vie, cette inconnue.
S'il est un mot qui peut définir rapidement "Mon inconnue", après visionnage, et le distinguer de la masse des romcoms produites par les studios, d'un côté ou de l'autre de l'Atlantique, c'est l'élégance. Qu'il s'agisse des décors, des dialogues ou de la réalisation, il émane de ce film une sorte de classe, un soupçon de grâce, qui le caractérise et s'avère plutôt agréable.
Cela dit, "Mon inconnue" reste une comédie romantique respectant les critères imposés du genre et, en cela, ne bousculant pas trop son spectateur. L'apport du fantastique, élément déjà utilisé avec succès dans certains canons du genre, se fait en douceur et c'est plus du côté de l’interprétation qu'on peut juger de sa réussite (car c'en est une, indéniablement).
Élégante comédie romantique avec un soupçon de fantastique, "Mon inconnue" vaut surtout pour la qualité de son interprétation et, en particulier pour la prestation ébouriffante de Benjamin Lavernhe, dans un second rôle, mais qui irradie les scènes où il intervient. Auréolé d'une nomination (méritée) au César pour ce rôle, il vole souvent la vedette à François Civil, pourtant très convaincant, et à la pétillante Joséphine Japy, formant le couple vedette de ce bonbon doux et sucré, fort agréable en bouche. On notera également la présence, dans son ultime rôle d'Edith Scob, l'héroïne des "Yeux sans visage" de Franju.
Il est des comédies romantiques mémorables, devenues les références du genre. Il en est des mineures, qu'on regarde et qu'on oublie. Avec ce troisième film, Hugo Gélin pourrait bien avoir réussi à se classer pas très loin de la première catégorie. Chapeau !
Cela dit, "Mon inconnue" reste une comédie romantique respectant les critères imposés du genre et, en cela, ne bousculant pas trop son spectateur. L'apport du fantastique, élément déjà utilisé avec succès dans certains canons du genre, se fait en douceur et c'est plus du côté de l’interprétation qu'on peut juger de sa réussite (car c'en est une, indéniablement).
Élégante comédie romantique avec un soupçon de fantastique, "Mon inconnue" vaut surtout pour la qualité de son interprétation et, en particulier pour la prestation ébouriffante de Benjamin Lavernhe, dans un second rôle, mais qui irradie les scènes où il intervient. Auréolé d'une nomination (méritée) au César pour ce rôle, il vole souvent la vedette à François Civil, pourtant très convaincant, et à la pétillante Joséphine Japy, formant le couple vedette de ce bonbon doux et sucré, fort agréable en bouche. On notera également la présence, dans son ultime rôle d'Edith Scob, l'héroïne des "Yeux sans visage" de Franju.Il est des comédies romantiques mémorables, devenues les références du genre. Il en est des mineures, qu'on regarde et qu'on oublie. Avec ce troisième film, Hugo Gélin pourrait bien avoir réussi à se classer pas très loin de la première catégorie. Chapeau !



















