Jean-Christophe Grangé, véritable locomotive du thriller français, est une référence en la matière. Chacun de ses romans cartonne et plusieurs d'entre eux ont déjà fait l'objet d'une transposition au grand écran (je ne citerais que "Les rivières pourpres", sans doute le plus mémorable). Mais ce n'est pas parce que ses romans se vendent bien que les films qui en sont adaptés sont couronnés de succès. Le dernier en date, "La marque des anges" (basé sur le roman "Miserere") a même été l'un des gros échecs de l'an dernier, malgré la présence sur l'affiche de deux "noms" : Gérard Depardieu et Joey Starr.
Paris : le commissaire Kasdan, bien qu'étant à la retraite, décide d'enquêter sur le meurtre d'un chef de chœur, dont les tympans ont été percés par son assassin. De son côté, Frank Salek, un agent d'Interpol enquêtant sur un trafic d'enfants, est suspendu par sa supérieure, après un nouvel éclat de violence.
Découvrant que les deux affaires sont liés, les deux hommes vont faire alliance et découvrir tant bien que mal que cette sale histoire a commencé longtemps auparavant, et qu'elle tire ses racines dans la Seconde Guerre Mondiale.
Découvrant que les deux affaires sont liés, les deux hommes vont faire alliance et découvrir tant bien que mal que cette sale histoire a commencé longtemps auparavant, et qu'elle tire ses racines dans la Seconde Guerre Mondiale.
Je vais faire bref : "La marque des anges", s'il a réussi à attirer quelques milliers de spectateurs en salle, n'en méritait pas tant. Ce prétendu thriller n'est, en effet, ni fait ni à faire. Voilà, c'est dit.
Tout au long du film, on a l'impression d'assister à une succession de scènes n'ayant pas forcément de lien entre elles, collées tant bien que mal par un scénario bricolé à la va-vite. Sylvain White, le réalisateur (associé au projet à venir d'adaptation de "Castlevania") a, sans doute, fait ses preuves dans le milieu de la publicité et les clips, mais une évidence s'impose vite au visionnage de "La marque des anges" : le bonhomme ne tient pas la distance. La réalisation d'un long métrage ne se limite pas au collage de séquences, fussent-elles bien tournées. Il faut que les éléments du puzzle aient leur cohérence, que tout s'enchaîne de façon lisible et attractive. Il n'en est rien ici.
Du côté de l'interprétation, c'est une véritable catastrophe. Qu'il s'agisse de Depardieu, dont on peine à croire qu'il fut le plus grand acteur français au vu de la prestation qu'il livre ici, ou de Joey Starr, alternant scènes mutiques et éclats auxquels on ne croit pas un instant, le duo de tête est affligeant. Livrés à eux-mêmes et partant en roue libre, les acteurs (et j'inclus ici les seconds rôles) font leur petit numéro dans leur coin, ajoutant au chaos qui semble avoir gouverné à la genèse de ce film.
A aucun moment, le film ne réussit à convaincre et à entraîner le spectateur. Ne croyant pas à l'histoire qu'il essaie de conter laborieusement, Sylvain White s'englue rapidement dans une ornière dont jamais il ne sort. Il ne reste plus qu'à contempler le désastre ou, mieux, à s'en épargner le visionnage...
A aucun moment, le film ne réussit à convaincre et à entraîner le spectateur. Ne croyant pas à l'histoire qu'il essaie de conter laborieusement, Sylvain White s'englue rapidement dans une ornière dont jamais il ne sort. Il ne reste plus qu'à contempler le désastre ou, mieux, à s'en épargner le visionnage...

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